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Aldo la classe !

12082008.jpg-I Am Grenoblois.

-On est francais, On va pouvoir se parler en francais.

-D’accord, I am Grenoblois.

On a rencontrer Aldo le long du Danube, precisement devant une petite boutique, un paquet de chips à la main, qui allait completer son dej. Aldo est grenoblois, ancien enseignant, il a passe nombre de ses conges scolaire a se balader dans le monde, éloigné des voyages organises en empruntant les transports locaux. Aldo a decide il y a 8 ans d’utiliser le velo comme moyen de locomotion pour ses nouvelles balades. Ayant toujours pratiqué le sport regulierement, Aldo s’en est donc allé visiter, seul et a velo les cotes francaises, d’autres contrées encore, le sud est de l’Asie. Cette annee, Aldo a decidé de remonter le Danube depuis son embouchure jusqu’a sa source, plus de 2500km. Aldo a quitte Grenoble la 2eme 15ene de juin en velo, puis la corse, la sardaigne, la sicile, la grece pour debarquer sur les cotes roumaines, la ou le Danube termine son long chemin a travers l’Europe pour venir remplir la mer noire. La, devant la boutique et sous les visages stupefaits des roumains qui sifflent leur biere, Aldo nous resume ses 15 jours passés. Quelques soucis de memoire l’on forcé a acheter un petit calepin ou il consigne ses notes de voyage. Nous decouvrons sur l’une des pages un tableau trace a la regle ou dans chacune des cases son inscrites les dates du mois. Chaque soir Aldo barre le jour ecoule pour mieux repartir encore sur un nouveau matin et reste accroche temporellement au monde. Aldo est un petit homme et son velo charge de bagages avant et arriere nous parait pour l’occasion disproportionné a son gabarit. Nous sommes les premiers autres cyclo qu’Aldo rencontre depuis son depart et c’est avec empressement qu’il nous raconte sa mesaventure. 15 jours apres avoir deroule ses premiers coups de pedale, Aldo s’est repose dans un parc citadin, le repos l’a emporte vers l’assoupissement puis peu a peu vers le sommeil. A son reveil, le velo avait disparu. Coup dur. Que faire.Aldo s’est rendu a la police mais celle ci la emmenné assez rapidement devant une porte, peu loin du lieu du vol. La police a ouvert la porte et par enchantement Aldo a decouvert son velo. Quelle demonstration d’efficacite de la police roumaine n’est-ce-pas? Aldo a reprit la route, quelque peu parano par la suite et surtout depossedé de sa tente, son sac de couchage, sa cape de pluie, son appareil photo numerique ainsi que 400 euros en liquide. Sa carte bancaire et son passeport, biens precieux, n’ont pas aguiche les convoitises et allons donc, Aldo peut continuer de pedaler a raison de 70km par jour. Aldo dort a la belle etoile, sous les arbres priant qu’il ne pleuve pas. Aldo s’est confectionne une cape de pluie a l’aide d’un sac poubelle perce de 3 trous pour sa tete et ses bras. Aldo attend Belgrade pour acquerir une nouvelle tente, un confort certain. Aldo envisage son retour en France dans 1 mois et demi. Aldo prend son temps. Aldo a 78 ans.

Voici son blog : http://vietaldo.over-blog.com

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La Turquie ca vous gagne…

22072008.jpgNous sommes arrives a Istambul, « la belle », et ses innombrable Mosquees aussi belles les unes des autres apres un transit de 9 heures a l’aeroport de Moscou pendant lesquels nous nous sommes adonnes a un de nos jeu favoris : deviner d’ou proviennent tous ces etrangers, ces « transiteux » qui passaient devant nous. Une semaine en Turquie, Hospitalite, Generosite, curiosite, Sourires, humour…bref en un mot, GRANDIOSE ! Des journees de velo marquees par des pauses sous les terrasses ombragees a boire du the avec les Turques, papys ou quinquagenaires decus de ne  pouvoir dialoguer un peu plus avec nous, interpellant les plus jeunes quelquefois pour leur servir d’interprete et leur expliquer l’importance de savoir parler anglais, qu’ils ont la chanxce, eux ! Ou encore des journees entre-coupees a partager des moments de pic-nic autour de verres de Raki, de danses et de plaisanteries. Des Turques fieres de laur pays, avec un recul fabuleux sur la vision de l’etranger, de l’autre, c’est a dire nous. Une semaine en moyenne montagne avec a l’horison  la mer noir ( qui est bleu pour finir ! )  ou nous nous sommes trempes les pieds quelques instants, sur la plage une station balneaire, a l’ambiance de cheveux gomines, de belles bagnoles, de musiques toniques, de tenus aguicheuses…quel decalage 36 heures avant avec la Mongolie. Dans ces lieux estivaux, chasser le naturel, il ne revient pas au galop. Et puis hier nous sommes passes en Bulgarie, en Europe. Passage frontiere facile et arrivee dans le premier village Bulgare apres 10km. Que vous dire ? Nous sommes passes de l’attention turque a un retour individualiste en Bulgarie. Une frontiere, 20km et les visages se crispent,  les sourires salourdissent et l’indifference resurgit comme un fleau bien occidental. Allons bon, nous allons voir ces jours ci mais il y a des signes qui ne trompent pas. Nous sommes aujourd’hui a Burgas sur la cote Bulgare, le temps de trouver une carte d’Europe en relief, manger une glace et repartir ensuite dans la campagne. Burgas, c’est les vacances, la plage et tous ce qui va avec. On aime ou on aime pas. En tout cas la glace est bonne et elle se vend au kg, on pese donc votre corne. Juillet-Aout c’est les vacances pour ceux qui seront   sur les routes, un peu partout, voici notre futur trajet, vous serez les bienvenus, la ou nous nous croiserons. De Burgas remontee vers le Danube jusqu’a Orjahovo, passage en Roumanie jusqu’a chisineu-gris, passage en Hongrie direction Budapest, ensuite direction Vienne en Autriche et puis on longe le Danube jusque Stockaca en Allemagne pour rejoindre la suisse au lac de Constance (Konstanz)…pour plus d’information dites nous tout par internet !!!! Eh ! pour finir vous savez ce qu’il font les Bulgares ? Ils affichent la photo de leurs morts sur les barrieres de leur maison !!! Y’en a partout! Morbide non ?

Allez, en route, on continue et reprenons nos routes de campagne, a bientot,

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Ulaanbaatar le retour de la vengence III

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 Concernant les routes, toutes sont majoritairement des pistes faites de terre, sable, cailloux. Nous en avons classées certaines dans notre top 5 des pistes les plus défoncées depuis notre départ. Elles sont assez feroces et nos vertèbres ainsi que nos postérieurs endommages réclament régulièrement des pauses. Comble ! Nous devons même pédaler dans les descentes.

3 juillet: L’accueil des Mongols est plutot sympa. Nous demandons tous les soirs pour poser la tente pres de leur ger et sommes toujours invites a prendre le thé, souvent a partager le repas et quelques fois invites a rentrer le bétail en VTT ou a traire les Yaks. Voila, vous prenez des vosges, un peu de baie de somme, un climat d’Irlande,vous mélangez pendant 10 mn et vous aurez un aperçu de la Mongolie. Nous sommes aujourd’hui au lac Khovsgol dans le nord a 300kms de la Russie. Trois jours de repos avant de prendre le chemin du retour avant la capitale. Il pleut. Stop. Sommes bloques dans la tente. Stop. Plus rien a manger. Stop. Sommes sales. Stop. Tout va bien. Stop.

 Il pleut aujourd’hui et il est possible que nous passions la journées sous la tente entrecoupe d’un saut au petit resto a proximité. Nous faisons nos retrouvailles avec le goudron apres 24 jours de piste consécutives. Un pur délice. C’est comme manger un bon lapin a la moutarde ou un boeuf bourguignon préparés par nos meres respectives. Les 100 dernier kms avant le bitume, nous les avons effectues en camion. « Casses » physiquement tous les deux par des courbatures et un mal de dos, c’est dans la cabine d’un camion benne que nous parcourons nos dernieres heures sur les pistes Mongoles. 100kms en 6 haures. Notre chauffeur est ordinairement enseignant et gagne 200 euros par mois. Il se transforme en chauffeur pendant les vacances scolaires et touche 1000 euros par semaine. Ces 6 heures bringuebalantes sont marquees par plusieurs arrets dont certains afin de tremper les serviettes dans les ruissseaux pour se les appliquer sur le crane. Il fait chaud environ 35 degres. Les autres pauses sont utilisées pour acheter de l’Airag, biere traditionnelle Mongole fabriquée par la fermentation du lait de jument, et de deux pour se laver dans un petit ruisseau suivi d’un pique nique. Se laver ! C’est la première fois depuis le 4 juin, autant dire que nous en profitons malgré l’eau fraiche du ruisseau qui limite nettement les temps d’immersion. Les Mongols de semblent pas trop apprecier la chaleur et la pluie. Et juillet et août sont les mois les plus pluvieux de l’annee, c’est aussi la periode touristique. Le printemps a disparu, l’ete est arrive, le vert domine, les pâturages fleurissent, les poêles de gers sont pour beaucoup dispsoses dehors, le betail a de quoi manger, les mouches sont excitées et dames et demoiselles dans les villes sont parees de ce qui peut se faire de plus court en terms de tenues estivales.Quelle bonheur que l ete!!!! Entre chaleur et pluie, cols et vallées, nous nous rapprochons doucement de la capitale toujours sous l’oeil stupéfait des mongols qui vont jusqu’a nous demander, interrogatifs sur le sens de notre démarche pourquoi nous n’avons pas pris notre cheval ? Oui en effet pourquoi pas le cheval ? Ou bien la moto ou la Jeep ? Pourquoi se fatiguer, s’epuiser parfois même, nous qui avons une master card dans nos sacoches. ET bien non ! Tout d’abord Nicolas n’a aucune expérience équestre valable sur son CV, mis a part un coup de poney une fois en famille. De deux un cheval dans la soute de l’avion c’est interdit et le cacher dans une valise ça ne passe pas. Moto ou Jeep, faut mettre du jus, s’y connaître en mécanique et une journée de location de Jeep avec chauffeur doit tourner au environ de 50 euros par jour. De quatre, on a évalue nos dépenses pour tous les deux a 300 euros pour 40 jours. De cinq, on participe a la protection de l’anvironnement (oui on sait elle est facile). De six, on est totalement indépendant, libre comme l’air. De sept, on respire a plein poumon ce même air. De huit, On entend bien mieux la nature en vélo que motorise. De neuf, les imprévus sont plus nombreux et enfin de dix, nous sommes tous les deux fans de Raymond Poulidor. On ne vous décrit pas les visages lorsque nous expliquons quelquefois que nous sommes partis depuis 7 mois. A ce propos, les Mongols connaissent le mot France et une fois de plus son ambassadeur international, ci nomme Zidane. Sarkosy ? Inconnu. Le seul a nous en avoir parler est un chauffeur de taxi qui a montre un certain dédain, stipulant que Nicolas ( notre president) n’avez rien dans le slip( si,si, c est vrai). Pourquoi? On a pas eu davantage d’explications. Nous allons donc écrire a l’Elysee pour nous renseigner de l’exactitude de ces propos et si vérité éclate, ce qui présumerait affaire d’état et moquerie internationale, nous exigerons d’une part quelques éclaircissements de Carla et d’autre part réclamerons que soit remplace dans les ambassades françaises la photo de Sarko par celle de Zizou. Nous comptons bien sur sur votre soutien dans cette démarche. Il en va bien sur de l’honneur de la France.

Le 11  juillet : nous sommes de retour sur Ulan Bataar. Les 100 derniers kms effectues en camion puisque la jante de la roue de Nicolas a rendu l’âme. Exactement 85 kms en camion, 5 kms en bus et 10 kms a pousser les vélos. La Mongolie reste et restera un excellent souvenir malgré l’exigence physique que ce pays vous réclame. Une dernière image avant de vous lancer de façon décousue quelqu’une de nos pensées, souvenirs, retour spontané sur nos jours de piste. L’image de ces trois cyclo touristes que nous croisons, ayant délaissés le bitume depuis 10 km, grimaçants et s’en allant la d’ou nous venons, la haut, vers l’effort et le beau. Ainsi se parcourt la Mongolie.

14072008.jpgLa Mongolie c’est: la canicule, le froid, la pluie, la grêle, les orages, les ciels, la foudre si proche, les pistes défoncées, les mal aux fesses, le mal de dos, la constipation, les colliques, la sueur, les odeurs, les pieds poisseux, les cols a franchirs, les douleurs, le doute, les grimaces, les mouches, pédaler dans les descentes, les moustiques, la tente qui fatigue, la jante qui déjante…mais c’est aussi le silence, les couleurs du soir, les étendues immenses, un grand terrain de camping, boire le thé dans la ger, traire les Yaks, rentrer le troupeau en velo, les pets de brebis, les baignades dans les ruisseaux, les forets,les fleurs, les montagnes, les vallées, l’odeur de pins, entendre la pluie sur la toile de tente, la pate a tartiner, le jus de pomme pétillant, les pates maisons au mouton, l’accueil des Mongols, leur curiosité, leur humour, leur vodka, le fromage, le lait, les tartines au beurre , se réchauffer autour du poêle, couper du bois, laisser aller le temps, le désodorisant a la framboise dans les narines, le feu de bois autour du lac, les ovoos, les parties de volley ball, les tronches des « lascards » Mongols, ABBA, Boney M, soigner le penis d’un taureau, un jeune Yaks qui grimpe la tente, la vision des Daltons entrant dans le resto…

Rendez vous en Turquie

 

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Oulan Bator le retour

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Et bien nous revoilà sur Oulan Bataar après nos 35 jours de vélo !

23 juin 2008 : On ne peut évidemment pas commencer cet article sans vous parler du climat et plus particulièrement du vent. La Mongolie a plusieurs surnoms comme le pays du ciel bleu ou encore la terre des vents. Ennemi et ami intime, à sa guise, le vent est omniprésent et se joue de nous comme bon lui semble, capable de changer de direction plusieurs fois en peu de temps. Vous le haïssez des le premier jour de pédale, agaçant, usant, fatiguant, il vous impose sa loi jusqu’àrapidement semer le doute sur l’idée un peu déplacée de s’aventurer et de continuer un peu plus loin encore, la bas, vers l’ouest, d’où il semble prendre son elan. Ainsi par exemple vous pouvez pénétrer dans une ger ( nom donne a la tente habitation) avec un vent de dos et en ressortir une heure apres avec un vent de face. Avoir un planning kilométrique journalier est donc pure utopie ; ajoute à cela une dose de froid, une pincée de grêle etalée sur une piste défoncée, ce menu devient vite déplaisant. C’est un peu comme manger une raclette à la vache qui rit. D’ailleurs àce propos savez vous que le meilleur des fromages, c’est la vache qui rit, mais quand la vache est malade, le fromage est pourri (aparté fromagesque inutile). Eole nous regarde de la haut sûrement ! Le froid nous taquine lui aussi avec des changements brusques de températures quelquefois en une seule….

Eole nous regarde donc de la haut, se marrant! le froid nous taquine lui aussi avec des changements brusques de températures quelquefois en une seule et unique journée. nous étions une fois allègrement décontractés au bord d’un lac de montagne, torse nu au soleil, nos pieds puants et crasseux savouraient la fraîcheur de l’eau, il était environ 13.00, rendant une nouvelle beauté à nos orteils, quand deux heures après nous fûmes obligés de nous réfugier dans une ger après avoir essuyés une volée de grêles qui passait par là et la vague de froid qui l’accompagnait nous obligeant à revêtir anorak d’hiver; la température chutant à 4 degrés à 23.00 alors que la veille à la même heure il faisait un joyeux 23 degrés. les éléments climatiques sont donc capricieux et  c’est souvent un petit bonheur que d’arriver en fin de journée et d’installer la tente près d’un camp de ger et de partager un peu de vie de famille.

mais qu’est ce qu’une ger? c est l’habitation traditionnelle mongole, la plus adaptée à leur mode de vie, c’est à dire le nomadisme. Elle est conçue à peu près comme cela. Tout d abord, et puis non tiens, vous avez internet alors servez vous une infusion ou autres choses et faites vos recherches tous seuls, bande de curieux.Un google suivi d’un ger devrait suffire.

Nous, on va vous parler de l’intérieur, et de ce qui peut s’y passer, mais ça,  c’est un secret alors ne le répétez à personne d’accord, c est d’accord?. On pénètre dans la ger, suivez nous, baissez vous pour passer le pas de porte, toujours orienté au sud,  attention!!! pied droit en premier.On ne frappe jamais pour rentrer(geste peu évident les premières fois) . vous êtes à l’intérieur, devant vous , au milieu de la ger, le poêle avec son tuyau qui s’élève à l’extérieur,.le poele est l’élément principal du lieu, place entre deux piliers qui supportent le dôme de la ger. Attention !!! on ne passe rien entre les deux piliers. Le poêle sert à chauffer mais aussi à préparer toute l’alimentation. Dans certains endroits, on ne jette rien d’autre dans le feu que le combustible, le feu y est sacre. Attention!!!!on ne dirige pas la pointe de ses pieds vers le feu.

Continuons la visite. Sur votre droite vous voyez des récipients qui contiennent l’eau. il n’y a pas de puits en mongolie( on en a vu 2). l’approvisionnement est diffèrent, lac, petites sources, rivières, flaques…, il est bien souvent nécessaire de prendre la moto pour se ravitailler. L’eau est un bien précieux, attention!!!!pas de gaspillage. l’eau est bouillie et est exclusivement réservée  à l’alimentation. se laver est un bien grand mot, employons plutôt se débarbouiller.Continuons. A cote des récipients d’eau, un premier meuble qui contient des ustensiles de cuisine et les tiroirs , vides de leur contenu, servent, retournés, à faire secher les gâteaux de fromage. Sur ce meuble traînent souvent torchons, tasses, saladiers… Continuons. un premier lit, place a lest qui est celui de la femme, lit cage renforcee par des layes de bois.Attention!!!! on dort toujours la tète au nord.Après le lit, un coin rangement, sacs, valises, malles, celles qui serviront au futur déménagement.Attention !!!ici pas de bail ni de prêt a 1 pour cent, la terre appartient a tout le monde, pas de clôture, pas de barrages, pas de barbelés , pas de caméras de videosurveillance……Des familles continuent de nomadiser avec des charrettes tirées par des yacks ou boeufs mais beaucoup de ceux que nous voyons effectuent ce nomadisme en camion. Installer une ger, y a du matos, on a eu la chance de participer a un montage de ger et on peut dire que le camion du carcahoux ne suffirait pas, même en mettant robert, jean claude, pascal et jeff au rangement!!!!La mongolie est sans doute l’un des plus grands terrains de camping au monde. continuons. Vient maintenant deux autres meubles, fermés à cadenas. La femme est proprietaire de la clé et elle seule est habilitee a ouvrir ce coffre a trésor qui renferme entre autre l’argent, les beaux habits, le tabac de son mari. Sur ces meubles trônent l’autel avec des images de divinités bouddhiques, la photo de l’actuel dallai lama et des offrandes. pour les familles plus aisées, vous pouvez trouver sur l’un des meubles télé, poste radio, dvd..tous ces biens sont alimentes par des panneaux solaires et la réception par des grandes paraboles.autour de l’autel , vous pouvez voir des photos de famille. continuons. on se rapproche de l’entrée mais avant un second lit, celui du mari, a l’ouest (la formule trois lits existent, le reste de la troupe dort sur le sol). C est a l’ouest que vous serez invites a vous installer sur de petits tabourets  pour boire le thé ou manger. Les commodités dissipées, vous pourrez vous asseoir , vous allonger à même le sol. Continuons. enfin, un dernier recoin avant de revenir a la porte, le coin  » laiterie ». c est ici que vous voyez une étagère ou sont disposées de grandes bassines en alu ou reposent les diverses confections à base de lait. cette étagère est souvent dissimulée derrière un rideau. Allez, vous faites vos premiers pas a l ouest, a gauche du poêle, et vous marchez sur un lino qui recouvre la moitie du sol, l’autre étant souvent recouverte d’un tapis. ceux ci sont régulièrement balayes et vous recevez votre premier bol de thé au lait sale que vous prenez a deux mains bien sur. comme toujours, on vous propose des gâteaux,  et on vous dépose la thermos chaude à vos pieds pour vous resservir. Il est temps de repartir, en un coup d’oeil, vous apercevez brièvement le hérisson mort accroche au pas de la porte, juste au dessus de votre tête, c est pas grave, c est pour la chance. Voila, vous avez fait un bref tour de propriétaire, c est rond, c est beau , c est chaud, vos cabanes de gosses vous reviennent a l’esprit.

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La vie ici épouse celle du bétail. les allers retours entre la ger et l’extérieur sont incessants afin de surveiller le bétail. brebis, chevaux, yaks, boeufs composent le cheptel. Seules les femmes effectuent la traite et la préparation des repas. la journee  se déroule donc tranquillement, la traite est faite le matin puis les bêtes repartent pâturer. le lait récupéré est tout de suite chauffe et transforme sous plusieurs mets: fromage, lait pour le thé, beurre, lait caille, crème de lait, gâteaux croustillants…..
toute la famille est mise a contribution, hommes ou femmes, garçons ou filles s’occupent des bêtes, de surveiller, de ramener, de séparer petits et adultes. le reste de la journée est employée différemment, bricolage, télé, corvée d’eau..et puis on se visite beaucoup. un thé, un gâteau, ça discute..la notion du temps s’efface, uniquement ramené a l’heure de la traite, de renter le troupeau et du repas. On peut croiser sur les pistes une moto, nous nous arrêtons, mangeons un bonbon, fumons une clope, ensemble dans cette immensité de paysages puis c’est un départ. rien ne sert  de se presser. le camion est ensablé, pas de problèmes, on creuse, on tire puis une pause thé tranquille. maintenant ou tout a l’heure, tout vient a point, doucement , doucement. bon, on a aussi rencontre, faut le dire, des gars qu’avaient sacrement, royalement l’air de se faire ch…..des après midis entières….sans télé….

Et nous dans tout ÇA? nous avons quitte la capitale le 4 juin. dans nos sacoches: 16 paquets de nouilles chinoises, 10 litres d’eau, 2 saucissons, paquets de gâteaux, 3 pains, 1 pot de pate àtartiner. des guides de voyages, messages sur internet ou rencontres préconisaient une autonomie complète avec de longues distances sans ravitaillement possible. eh bien , quelle mascarade!!d’où vient cette fâcheuse tendance a se laisser avaler par l’exagération? d’inventer des situations d’extrêmes? excitantes? si admiratives aux yeux des autres. l’homme a tellement besoin d’exister qu’il s invente de belles histoires, perdues entre rêves, désirs et réalité. Histoire de dire  » moi, j ai vécu ça » ou encore » tout le monde peut pas le faire », que d’égarements! Nous, on a trouve de la nourriture et de l’eau tous les 70 kilomètres sans difficultés. bien sur, c’est pas tres varie. on est bien loin quand même des conditions rencontrées dans la sahara occidental il y a trois ans.

la mongolie n’est pas plate, on vous l’assure et ce sont des etendues immenses qui s’ouvrent devant vous quotidiennement avec des luminosites exeptionnelles tous les soirs. apres la chine et la promiscuite associee a la pollution, il nous a fallu quelques jours pour nous rehabituer a ces grands espaces de silence et pouvoir reestimer les ditances kilometriques a vue d oeil.

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Ulan Bator

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Ulan Bator. Capitale de la Mongolie. Nous y sommes arrives en train qui traverse le desert de Gobi. Comme prevu nous n’avons pas affronte les vents du nord qui sont fous en ce moment, azimutes a souffler des quatres points cardinaux. La Mongolie c’est en chiffre : 3 fois plus grand que la France, altitude moyenne 1580m, point culminant 4374 m, 2 millions 800 milles habitants, 1,8 habts au km2, esperance de vie de 65 ans, religions 94% de bouddhistes, population sous le seuil de pauvrete 36 %, 50 % de la population adulte abuse regulierement de vodka (on ne connait pas les chiffres en France), un euro = 1700 Togrog, 1 litre d’essence = 1000t, pareil pour le paquet de marlboro, 1litre de vodka entre 3000T et 5000 T. Outre tous ces chiffres la premiere impression en arrivant a la garre d’Ulan Bator a ete de voir toutes ces « gueules ». 10 mn suffisent et on se dit qu’il faut plutot etre copain avec les Mongols car ce n’est plus du tout le meme gabarit quand Chine. Grands, trapus, petits, costauds, visages rougis et/ou tanes par la rigueur du climat et de la vie. Les « gueules » en imposent. C’est le printemps ici qui arrive en Mongolie et qui laisse place rapidement a l’ete qui des mi septembre laisse place a son tour a l’automne pour amener l’hiver des novembre. La Mongolie est un pays des extremes. La Temperature en ete avoisine les 25degres dans la capitale et descend a -30 en hiver. Le desert de Gobi affiche une amplitude bien plus rude encore 40 l’ete et -40 l’hiver. Notre principale activite ces jours derniers avant de partir dans les steppes est donc de nous habituer au climat et de trouver les vetements en consequences. Il semble que nous allons pedaler entre 2 et 25 degre avec des changements brusques de temperatures aux dires des Mongols. Nous preparons donc nos sacoches, que enlever ? que garder? que prendre a manger ? Combien de litres d’eau? Materiels velo? Quelle carte emmener ? … Bon, nous relativisons, nous ne serons pas dans les memes conditions que le sahara occidental vecu il y a 3 ans. De grandes distances ici separent les villages et nous esperons bien les combler en partageant un peu de vie avec les nomades. Oui bien sur, nous esperons bien dormir dans un ger ( une yourt). D’ici la il nous faut prevoir un maximum d’autonomie pour quelques jours. Nous logeons actuellement dans une famille au quartier ou libre a nous de nous preparer la popotte avec les produits du marche noir riche en pick pocket. Legumes, viandes, beurre, pain, fromage, lait…quel delice qu’un morceau de pain beurre grille sale n’est ce pas ? Pour finir, tout cela reste confidentiel entre toi qui nous lit et nous bien sur. On peut avoir plein de choses a bon prix ici, pour toi ta famille ou tes proches. Calecon Kavin Klein 2 euros, la montre Georgio Armani a 3 euros…alors n’esites pas profites de l’occassion, on te fera un bon prix ami. Il fait beau, les femmes Mongols ont sorti leur jupe au grand plaisir des chauffeurs de taxi !

La Mongolie a quoi ce ressemble : www.mongoliatourism.gov.mn

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retour sur le quotidien chinois

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bon c’est une photo prise en mongolie ,mais je la met ici quand meme(Tifus)

Tu aimes les rebondissements ? Tu as aime Germinal avec renaud ? Tu raffoles du bruit et des odeurs fortes ? Tu te fou de l’ecologie ? Tu cherches a reduire ton esperance de vie ? Tu savoures te moucher noir ? Tu jubiles a te maquiller avec du charbon ? Tu reclames plus de controles de police ? Tu exultes a l’idee que la police t’ejectes de ton hotel a 19h et te reloge gratis dans un hotel de luxe ? Et enfin tu pratiques le velo ? Ne t’inquietes plus nous avons pour toi ce qu’il faut ! Le trajet Pekin Huai’ Ai a velo. Une fois de plus il nous a ete interdit de dormir dans un hotel bon marche, la suite est resumee au-dessus. Plutot plaisante comme issue n’est ce pas, de se faire payer l’hotel par la police ! Mais enfin, restons serieux, point trop n’en faut. Impermanence de la vie. Vous faites 80kms de velo avec un vent de face, vous denichez un hotel, prenez une douche, vous vous etendez tranquillement sur le lit, et la, dans ce moment paisible pendant lequel vous lachez un enorme soupir de bien etre, un bruit nuisible vous arrache a cette douceur. C’est la police, vos papiers ! Nous sommes ces jours ci a Jiiling. Nous prenons un bus vendredi pour la frontiere avec la Mongolie car nous sonmmes unanimes : nous n’affronterons pas le vent du nord pendant 600kms. Raffales que nous avons eu aujourd’hui et voici le resultat : 6h de velo pour 50kms. Jiiling, nous sommes en Mongolie interieure neanmoins toujours province chinoise, le climat, le paysage, la nourriture, l’ecriture, la langue ainsi que le facies  des habitants a change. N’a pas change cependant le dur labeur de se faire comprendre, les chinois comtinuant a nous parler en chinois meme apres leur avoir explique en chinois que nous ne les comprenions pas. Pour nous faciliter les choses, nous avons exclu de nous adresser a la tranche d’age feminine 12-26, noyee et lobotomisee par les feuilletons « a l’eau de rose  » ( on a rencontre quelques exceptions, mais pas trop non plus ). Revenons a des choses plus pratiques a commencer par les toilettes publics, sujet qui vous interesse nous en sommes sur, la situation morose en france, nous vous invitons a vous evader quelques instants avec un soupcon de philosophie hygienique. Les toilettes publics, rien a voir avec ceux de chez nous en France. Ici public s’associe avec collectif, qualificatif bien approprie a la Chine. Ce sont des toilettes a la turc, separes les uns des autres par un muret d’1m de haut et sans porte. En position, pret, poussez ! Pas de genes, non non pas ici, pas de retenues et les flatulances, efforts de poussees, de soupirs jusqu’au soulagement final sont partages. Si le coeur vous en dit, vous pouvez meme entamer la conversation avec votre voisin. Quel bonheur n’est ce pas alors qu’en france nous sommes tous plonges dans une profonde solitude, assis sur la cuvette, face a un paysage des vosges, a faire des mots fleches, lires Modes et Travaux, Charlie Hebdo, Capital ou le dernier San Antonio.

Le rot : il est ici comme partout ailleurs un mercveilleux moment de digestion et il est bon de ne point le garder pour soi. Non pas que l’on veuille le partager mais pourquoi s’infliger cette mutilation stomacale alors que c’est ci naturel, et contrairement aux pets de vaches, le rot n’attaque pas la couche d’ozone ( pas encore demontre !) Alors les Chinois rotent normalement, courts, longs, gros, gras, secs, vous avez toute une panoplie de rots qui merite a elle seule une etude sociologique.

Le crachat est lui plus violent a ecouter et a voir. Il est surprenant tant bien souvent son ancien proprietaire vous surprend. De l’homme rustre a l’elegante quinquagenaire, du lyceen d e16 ans au papy trebuchant, chacun crache allegrement ce surplus genant. Bruyamment racles du fond de la gorge ou plus suptilement deposes au bord des levres, les chinois expulsent. ces derniers n’egalant pas les Indiens, maitres en la matiere.

Quand a la toilette intime….intimite, qu’elle intimite ? Amelie a vite compris ou elle avait mis les pieds…aux douches collectives, alors allez les filles a poils !Comparons nous nos « oeufs sur le plat », jusque la ca va. Disons qu’Amelie a tout de suite pense que les filles allaient avoir un choc quand a la vue d’une peau pale au bronzage version cultivatrice, aux jambes version Yeti et aux dessous de bras noir d’une touffe de poils hirsutes nauseabonds…Elles qui ont un petit duvet et un petit triangle entre les jambes qui donne l’impression de corps de jeunes filles, Amelie semble sortit tout droit d’une caverne ! Et puis le souvenir de la sortie de la douche juste aux vestiaires ou toutes s’habillent, la vision de culs blancs tournes vers le mur, de bustes recourbes, la main dans la culotte, en grande conversion. Allez les filles ! on se change la serviette periodique ! Je rembale mon corps de Yeti dans mes fringues puants…a plus tard les filles !!!

Pour conclure, le pet : il est moins courant de l’entendre que le rot ou le crachat avec quand meme une aisance plus prononcee pour la tranche d’age 30 ans et plus. Le pet chinois s’apparente au pet universel. Seul une ouie fine, experimentee pourrait deceler une nuance. Concernant l’odeur tout depend bien sur du repas de la veille.

Nous allons quitte la chine qui accueille les JO dans 2 mois avec un slogan : « One world, one dream » qui nous laisse un leger rectus apres une traversee « vue de l’interieure ». Les chinois sont tres ouverts aux autres, l’accueille remarquable que nous avons eu en temoigne mais la Chine reste bien fermee au reste du monde, formatant a merveille ses habitants, bien dresses et obeissants. D’ailleurs qui se dressse semble terminer rapidement dans l’ombre. Tout semble aller dans le meilleur des mondes, une grande majorite d’habitants ignorants ce qui se passe hors de chez eux et totalement meconnaissants des conditions d’acceuil des etrangers. « Mon pays est fort et grand » est la reponse obtenue a chaque fois que l’on a demande aux chinois ce qu’ils pensaient de leur pays. La France? C’est beau, romantique et Zidane, un point c’est tout. Allez, les chinois sont sympas en tous les cas, chaleureux, accueillants, aidants, vous pouvez y venir sans probleme. La Chine est pretendue etre le pays au monde le plus visite en 2020. D’ici la, pets, rots et crachats auront peut etre ete eradiques.

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Tribulations chinoises…impossible is nothing….

censure.jpgToujours pas de photo,because le meme bazar!!(Tifus)

…ou nous esperons realiser notre prolongation de visa et de 2 reparer le velo d’Amelie. Ni l’un ni l’autre ne nous serons possible. Nous decidons de prendre une journee de repos a Pingao, classe a l’UNESCO. Nous en profitons pour reserver nos places de train pour le lendemain pour 8h en direction de Taiyuan, ville de 3 millions d’hbts situee a 100kms plus au nord. Le lendemain a la gare, 30mns avant de prendre le train, un agent nous dit qu’il ne pourra mettre les velos dans le wagon qu’a partir de 16h. Nous annulons et nous nous faisons rembourser les billets moins les frais d’annulation et partons a la recherche d’un bus que nous trouvons et prenons a 8h pour arriver a Taiyuan a 11h. A 14h les velos sont repares et a 15h15, le Bureau de la Securite Public nous refuse notre prolongation de visa pretextant qu’il faille presenter et justifier notre presence dans toutes les provinces que nous avons traverses par des papiers officiels emanants des postes de police. Papiers que nous n’avons pas bien sur ! On continue, a 16h nous prenons un nouveau bus pour Pekin ou nous arrivons a 11h 30 le lendemain matin apres un accrochage sur l’autoroute, une immobilisation et 4h a attendre un nouveau bus. La fatigue se fait sentir et nous voici a Pekin, nous remontons les velos et filons au BSP au plus vite avant le week end ou les services seront fermes. Un agent nous dit qu’il faut un papier de l’hoitel ou nous logeons. Nous trouvons 30mn apres un hotel qui nous fournit ce fameux papier. La manip est de nous enregistrer dans l’ordinateur de l’hotel qui communique directement avec le service des Affaires Etrangeres, la police. Munis du precieux sesame nous retournons au BSP, faisons la queue et notre tour arrive, la demande de Nicolas est refusee. Nous retournons alors a l’hotel et nous nous apercevons que le numero de passeport de Nicolas n’a pas ete enregistre correctement. Le BSP est ferme maintenant, il faut attendre demain. Pendant ces 6 jours de folie, que de regrets avons nous de ne pas avoir pu profiter davantage de tous ces gens qui nous ont aide a nous orienter dans ces grandes villes, trouver des hotels a toute heure, nous releguer au niveau de langage, s’occuper de nous trouver les horaires de train et de bus, d’effectuer les reservations a nos cotes, nous offrir de la nourriture et demarcher de potentiels reparateurs de velos…tout cela naturellement, avec comme unique soucis de nous aider et par la meme occasion de nous connaitre. Un simple au revoir ponctuant notre rencontre, si exitante et furtive a la fois, si inconfortable pour nous et si naturelle ici. Une rencontre au gout d’innachevee qui vous glisse entre les doigts et vous laisse un sentiment : le Regret. Nous rentrons a l’hotel. Chambre de 9m carre sans fenetre. Le changement est radical, saisissant, passer de 5 mois de velo continuellement dehors, a l’air, a une piece exigue sans fenetre ni aeration, une sensation d’etouffement vous saisi rapidemenent et on ne pense qu’a une chose : crier au secours ! Nous sommes dimanche 17 mai, cela fait une semaine que nous sommes a Pekin, nous avons obrtenus notre prolongation de visa jusqu’au 9 juin. Outre l’attente du visa, il nous a fallut reflechir a toutes les eventualites dans le cas ou notre demande nous ete refusee et deja se projeter dans l’apres Mongolie. Le Tibet sera pour une prochaine fois ainsi que la Russie et le Transiberien. Nous avons pendant ces 8 jours visite Pekin, ses vieux temples, la Cite interdite, la Place Tian’anmen…les distances se comtpent en kms d’un point a un autre et le velo est un bon moyen pour parcourir la ville sur les pistes cyclables omnipresentes.

Le seisme a releguer la torche olympique au second plan et tous les medias retransmettent les derniers reportages. C’est tout le peuple qui se mobilise ainsi que l’aide internationnale qui arrive : don d’argent, materiel, hommes sur le terrain. Vous voyez que la Chine est un Pays ouvert !

Quant a nous on s’est fait mettre a la porte de l’hotel aujourd’hui. Notre passeport etant a l’ambassade de Mongolie nous n’avons pas pu prouver a la reception que notre prolongation avait bien ete acceptee. Nous sommes restes 3h avec a l’esprit la perpective de devois passer 3 nuits dehors dans les rues de Pekin puisqu’aucun autre hotel ne nous accepterai et les hotels dits pension pour chinois nous sont interdits. Nous sommes retournes au BSP et ce dernier nous a affirme qu’il ne pouvait rien faire pour nous, quant a k’ambassade de france, elle etait desolee et nous a souhaitait bon courage. Voila situation inconfortable, on vous laisse vous debrouiller sachant que dormir dans la rue veut dire se faire ramasser par la police et finir au poste sans compter les ennuis ulterieurs. Enfin, nous avons trouve un hotel qui apres discussion, x coups de files a la police, a accepte de nous prendre pour 3 nuits avec obligation de nous rendre tous ensemble au poste de police des que nous recupererions nos passeport. Voila comment nous sommes surveilles dans cette ville des que nous mettons les pieds dans un hotel, celui ci transmet toutes les infos a la police. Agacantes ces habitudes nous qui sommes scandalises en france par le moindre controle de papier. Ici c’est chose normale, sans compter les policiers un peu partout et les cameras indenombrables. Il n’y a aucune pression, libre a nous de nous deplacer mais vous savez que vous etes fiches. Nous avons hates de reprendre la route, fatigues de toutes ses procedures et bien motiver de nous eloigner de cette machine infernale bureaucratique et policiere. Apres la pluie, le beau temps…desole pas de photo cette fois ci , impossible d’en envoyer depuis Pekin. Impossible is nothing !!!
 

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Tribulations chinoises

censure.jpg Pas de photo cette fois ,il est impossible d’expedier une photo par le net depuis la chine ,la censure chinoise est une machine bien rodée .(tifus)

Nous sommes a Pekin. Arrives bien plus vite que prevu dans cette municipalite qui a une surface equivalente a la Belgique. Depuis Jishou, lieu de notre precedent message, nous avons pris le train pour faire un bon de 1000 kms vers le nord. Loin d’etre appeures de parcourir cette distance a velo, nous avons choisi de nous rapprocher de Pekin pour trois raisons. La 1ere, effectuer en cas d’urgence notre prolongation de visa. La seconde eviter une vaste etendue industrielle et la 3eme, nous avions vraiment envie de prendre au moins une fois le train pour gouter au surprise de ce transport. Et bien c’etait genial, 14 heures de trajet dans une ambiance ou tous les wagons semblaient avoir ete reserve par la meme famille. Un veritable lieu de convivialite, de rencontres, d’echanges et de jeux. Arrivees a 1h du matin, nous avons trouve un petit hotel tout proche de la gare ou apres une courte nuit, nous sommes remontes sur les velos pour rejoindre la ville de Luoyang. Quarantes kms et les 1er symptomes rapides de la pollution, mal de gorge, nez qui pique. Nos montagnes du sud sont bien loin maintenant et il nous est difficile de distinguer a l’horizon s’il s’agit de la brume ou d’un nuage pollue. Sur les 10 villes les plus polluees au monde, la Chine en compte 7 et un brouillard etouffe la plupart des grandes aglgomerations. Premier responsable, le charbon qui couvre 70% des besoins energetiques, c’est ainsi 900 millions de tonne qui partent annuellement en fumee. Partout ou nous sommes passes, le charbon est tres souvent utilise comme premier combustible pour la cuisine. Les bouteilles de gaz sont peu courantes et le gaz de ville quant a lui est inexistant. Nous avons traverse des zones ou des trains emmenaient, a l’interieur de vastes usines, des wagons entiers de charbon d’approvisionnement. Une pollution gigantesque, des villes completes toutes proches noyees dans une brume noircissant la chaussee, les habitations et nous par la meme occassion le temps d’une demi heure. Ici le grenel de l’environnement ne semble que pacotille laissant plutot place a des images d’un Germinal. Des campagnes pour l’education a l’environnement voient apparemment peu a peu le jour et les sanctions appliquees en cas de violation severe des lois sur l’environnement peuvent aller jusqu’a la peine de mort voir la prison a vie. Bon, apres ce que l’on a vu et respire, ca ne nous a pas rejouit quand meme. Il y a du boulot !

Luoyang, nous n’y serons que de passage, comme toute la suite de notre trajet jusque Pekin d’ailleurs. Quelques explications d’abord et soyez bien attentif ensuite pour nous suivre. La Chine est, vous le savez, un grand pays. Trois milles km nous separaient de Pekin lorsque nous sommes rentres en Chine depuis le Vietnam. Un visa d’un mois nous avait etait delivre, reconductible une fois. Jusque la tout alle bien mais les Jeux Olympiques arrivants et le Tibet ayant reveille l’opinion internationale, la Chine a  decide de resserrer ses controles concernant l’entree et la sortie des etrangers non residents chinois sur son sol ainsi que les demandes de prolongations de visa (notre cas) et surement bien d’autres choses encore (peut etre le nombre de cameras dans les rues de Pekin).

C’est maintenant que vous devez etre attentif pendant les 6 jours resumes si apres :

Nous sommes donc arrives a Luoyang, tous deus charbonneux, puis avons pris dans la foulee un bus pour Linfen ou nous sommes arrives apres 6 heures de trajet. Vers minuit nous avons trouve un hotel ou, pour nous laver, 4 thermos d’eau chaude nous ont ete servis non pas pour le the mais comme eau de lavage. Courte nuit, puis direction Hongdong en velo a  ennviron 30kms avant de stopper a une station service pour prendre un nouveau bus ( le velo d’amelie etant HS) pour Jiexou ou nous a t’on dit nous pourrions effectuer des reparations. Dix heures de routes pour 150kms dont 6heures immobilises sur la voie express. Partis a 14h30, nous sommes arrives a Jiexou a minuit. Au petit matin, nous reenfourchons nos velos pour rejoindre la ville de Pinyao a 30km…

Voila la premiere partie du Blog la suite est encore a l’ecriture chez mon Tres Cher et Tendre ecrivain Nicolas

Sinon la terre chinoise n’a pas tremblee pour nous !!!

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1 milliard+2

28avril2008.jpg

Nous sommes maintenant en Chine dans la province du Guangxi, reputee pour ses pics karstiques. C’est ici le printemps et actuellement dans les montagnes les temperatures avoisines les 16 degres, pour atteindre environ 25 quand le soleil est la. Le passage frontiere entre le Vietnam et la Chine s’est avere pointilleux. De la fouille complete de nos bagages passes ensuite aux rayons x jusqu’a la visualisation de nos photos ainsi que la camera, cela a bien pris une heure. Les 2, 3 journaux francais en notre possession ont ete epluche ainsi que le carnet de voyage encore vierge. Nous ne savons si la situation au Tibet genere des controles plus serres aux frontieres, sans doute que oui, en tout les cas depuis notre entree, plus aucuns controles, ce qui nous change du Vietnam. La Chine, plus d1 milliard d’habitants, environ 12 fois la France. Premier changement, la monnaie, nous utilisons maintenant le Yuan, 1 euro egal environ 10 yuan, la vie de l’interieur n’est pas tres chere, nous depensons environ 50 par jour. Deuxieme changement, les couverts ont totalement disparus, plus moyen d’esquiver les baguettes pour manger le riz. La plus grosse surprise a ete de decouvrir l’architecture des villes chinoises traversees pour le moment. Grande avenues bordees de blocs en beton quelque fois sur 3 ou 4 etages et recouverts ou non de faillence blanches. Un cote lugubre, desert, quequefois, pour ces villes de moyennes tailles que nous apprenons avec le temps a traverser avec un peu moins d’aprehension. Les jours suivants par contre nous ont apporte les premiers villages traditionnels, comme de grands chalets de montagne domines par de hautes cultures en terrasse. ces villages sont habites par des ethnies differentes que nous essayons de reconnaitre grace aux habits traditonnels caracteristiques. La densite est importante bien sur, chaque ville mentionnee sur notre carte compte au minimum 400 milles habitants. Aucune indication en anglais et nous devons redoubler de precaution pour garder notre cap. La Chine que nous traversons actuellement n’a rien a voir comme vous pourriez peut etre l’imaginer avec le  » made in China » : gadget, informatique, vie a 100 a l’heure… Ici l’homme, la charrue, et le boeuf peinent dans les rizieres. Femmes et Hommes creusent, cassent, portent, ramassent, bechent avec des outils rustiques. Pas de tracteurs. Ce sont ces paysans parmis les 700 millions que compte la Chine que nous croisons et doublons chaque jour. Nous avons ensuite progressé vers la province du Guizhou par une route qui s’est vite transformee en bourbier. Consequence des travaux de renovation et des pluies passees. Nous avons parcouru 25 km en 4 heures dans une boue parfois epaisse d’une bonne dizaine de cm qui sous l’effet du soleil de l’apres idi s’est transformee en melasse nous obligeant a nous arreter tous les 2 metres pour evacuer la boue amassee entre les pneus et les patins. Et puis stop. Epuises par cette folie, nous demandons au premier 4×4 qui passe s’il peut nous prendre. nous arriverons sur Kaili, 250km plus loin apres plus de 10 heures de route, embourbes une fois, et  une crevaison. La Chine est terre de contraste, la ou les villes regorgent de panneaux publicitaires immenses dignes des clichets asiatiques modernes, ou les telephones portables diffusent la tele et la musique au format MP4, ou les ecrans d’ordinateurs sont parfois gigantesques, vous trouvez au coin de la rue, 2 ou 3 personnes qui font sauter le marquage routier au burin et marteau, ou encore quelque mamies en tenues traditionnelles qui racomodent les habits urbains ou enfin un papy qui traverse le centre ville bonde avec son cochon enorme qui se roule avec plaisir dans les quelques flaques ici et la. Tant d’exemples a citer comme quoi, la fameuse coissance chinoise, bien reelle reste malgre tout bien inegale, ce que nous obsevons bien plus encore dans les campagnes. Voila pour l’instant, nous parcourons une Chine tranquille, avec des habitants discrets et accueillants qui semblent meconnaitre le tintamard cause par les frasques francaises concernant la flamme olympique. Par mesure de prudence toutefois nous allons devenir suisse. Le tibet quant a lui parait bien loin des preoccupations de chacun et tellement eloigne geographiquement. Les rares personnes a nous en avoir parle ont juste precise que les gens etaient fous la bas. La Tv ne donne aucune info sur les evenements et d ailleurs aucune chaine occidentale n’est diffusee ici. Nous sommes aujourd’hui a Zhenyuan, jolie ville que nous allons decouvrir a pieds et ainsi prendre du repos apres les 2 derniers jours passes a travers les montagnes, cols et gorges…

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Good Bye Vietnam…

14avril2008.jpg 

Alors que nous mangions un midi dans un resto, Nicolas a demandé à pouvoir recharger la caméra. La patronne lui a signalé qu’il pouvait utiliser la prise sans probleme. Une fois branchée cette même dame lui a resignalé qu’il n’y avait pas de courant. Une autre fois dans une station service Amelie a reclamé de l’eau pour boire mais son interlocutrice lui a proposé aussitôt, munie du pistolet de la pompe, deux litres d’essences pour le vélo. Nous en avons d’innombrables et moins marrants jusque la menace d’un restaurant de nous envoyer la police car nous étions en retard et avions réserver la veille. Cela vous fait rire ou sourire mais ces situations souvent répétées nous agacent tant il nous semble naviguer quelquefois dans du vide. La pulpe reste au fond.

Nous sommes ici au drapeau du marteau et de la faucille et il est courant de croiser des individus en uniforme, armés ou pas, saouls ou pas. L’accueil au Vietnam est particulier. Loin des circuits touristiques et vu de l’interieur comme nous le vivons  » l’étendue de paix et d’hospitalité  » comme il est mentionné sur notre carte est pour nous quelque peu exagerée. Bien sur, chaque voyage, chaque route, chaque rencontre est singulière, unique…ouai ouai on connait le refrain alors voici ce que nous avons vécu ces derniers temps au côté du peuple. Lorsque nous arrivons le soir et demandons l’hospitalité, pas de problèmes, nous sommes rapidement accueillis mais voila, dans le 1/4 d’heure suivant, c’est cette même personne qui téléphone à la police pour vous déclarer chez elle. Mesure courante même entre vietnamien, il y avait encore des boites de délation il y a pas si longtemps que ca. Il arrive donc dans l’heure qui suit un ou deux millitaires (pas souvent sobres) qui nous réclament passeport et visa. A partir de ce moment votre soirée tient entre leurs mains, eux seuls peuvent décider de votre sort. Rien de dangereux, pas de violence mais un climat de suspicion, qui êtes-vous ? où allez-vous ? Pourquoi ici ? …Cela peut durer 1/4 d’heure comme 2 heures et nous nous retrouvons ensuite à boire quelques verres tous ensembles (entre amis !!!). Un soir donc a 21h30, un militaire nous a dit de partir, la famille qui nous accueillait a rigolé, se joignant à la décision du militaire. Nous avons refusé pretextant l’obscurité et c’est passé. On nous a affirmé que tous ces contrôles étaient destinés à notre sécurité mais nous n’en croyons pas un mot. Nous avons subi ces contrôles tous les soirs, sous l’initiative de nos hôtes. Nous avons passe notre dernière soirée chez un militaire ( pas de chance, il etait habillé en civil lorsqu’on l’a rencontré) qui a gardé dans sa poche le passeport de Nicolas pendant le repas et la nuit pour ne lui restituer qu’au moment de partir le lendemain matin. Nous n’avons pas osé non plus sortir le carnet de voyage qu’écrit Amelie par crainte qu’il nous soit confisqué. Un policier nous a interdit également de faire des photos. Bref, les uniformes trop peu pour nous merci. Et puis parlons de nos hôtes maintenant. Ce sont eux mêmes également qui après avoir passé la soiree ensemble, manger, boire, plaisanter, nous réclament souriants au petit matin l’argent de cette fausse amitiée. Nous sommes donc réduits à cela, couramment, induisants l’appréhension de pouvoir partager, sincèrement et honnêtement quelques moments avec le vietnam. Ces sentiments et ressentis épuisent et sèment le doute sur la perspicacité de continuer, de croire, d’espérer, qu’il y aura toujours du bon en l’homme qui nous accueillera ce soir mais voila, nous abdiquons. Nous nous usons ici. Sommes nous trop à l’interieur au point de nous user? pourquoi pas, après tout, laisser tomber le velo pour revenir à un tourisme plus conventionnel, en surface, photogénique. Nous nous sommes posé la question ces derniers temps. Pourquoi continuer? Bien sur la barre « accueil et hospitalité » etait place haute depuis notre précédent voyage à velo en Afrique. L’Afrique est à nos yeux bien plus pauvre que l’Asie. On ne peut comparer la situation au mois d’avril du Niger et du Vietnam. Alors non !!! la pauvreté n’est pas à elle seule responsable de toutes ces attitudes sournoises et malsaines. Peut-être le vecu d’un passé douloureux ( plus de 50 annees de guerre…et les derniers tickets de rationnement en 1985) est responsable  en partie de ces comportements, Amelie ose l’ »esperer ». Nous allons entrer en Chine avec derrière nous une Asie du sud-est où nous reviendrons sans doute, pour nous et pas à velo. D’avantage pour satisfaire nos envies, répondre à des intérêts plus ciblés que pour aller vers les autres. Vietnam, nous allons essayer de ne pas te hair malgre tes coups de faucilles incessants dans le dos. Nous ne sommes pas dupes.

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